# Drones, photo et objets interdits en Égypte

En Égypte, un drone demande une autorisation préalable du ministère de la Défense ; sans elle, il est confisqué à la douane et son usage est passible de prison. La photo au téléphone est libre sur les sites archéologiques, mais interdite près des bâtiments militaires et officiels ; les jumelles, le tramadol et les produits au CBD sont aussi interdits, et rien de ce qui est ancien ne quitte le pays.

Source : https://sabaro-travel.com/fr/guides/drones-photo-objets-interdits-egypte/

## Le drone reste à la maison

C'est la règle qui surprend le plus les voyageurs européens : en Égypte, importer, utiliser ou fabriquer un drone demande une autorisation préalable du ministère de la Défense. Le ministère du Tourisme et des Antiquités le rappelle sur sa propre billetterie : le drone est très restreint sans permis du ministère de la Défense, y compris sur les sites archéologiques.

Un drone trouvé par la douane est saisi. Le matériel importé sans autorisation est systématiquement confisqué et jamais restitué, et son propriétaire s'expose à des poursuites. La peine va jusqu'à 7 ans de prison, ou une amende de 5 000 à 50 000 livres égyptiennes (EGP).

Pour les vues aériennes, il reste la montgolfière au-dessus de la rive ouest de Louxor, ou la terrasse du 139 Pavilion du Marriott Mena House, face au plateau de Gizeh.

## Photographier en Égypte

**Sur les sites.** La photo au téléphone est gratuite et sans autorisation sur les sites gérés par le ministère du Tourisme et des Antiquités, temples et tombes compris. Chaque lieu peut avoir sa règle. Au Grand Musée égyptien, photo et vidéo personnelles sont admises, mais le flash, les trépieds, les monopodes, les perches à selfie, l'éclairage externe et la diffusion en direct sont interdits. Au monastère Sainte-Catherine, la vidéo est interdite.

**Les lieux interdits.** On ne photographie pas les bâtiments et terrains militaires, les militaires et les policiers, les commissariats, les ministères, les ambassades, les aéroports, le canal de Suez, les centrales électriques et les réservoirs d'eau, ni certains événements religieux ou familiaux. Le risque est réel : la justice égyptienne peut placer en détention, même pour des faits mineurs. Dans le doute, mieux vaut ranger le téléphone, surtout aux barrages de police.

**Les personnes.** La réglementation demande l'accord écrit d'un citoyen égyptien avant de le photographier, et photographier des enfants est interdit. Sur un marché ou dans un village, on demande toujours avant de lever l'appareil.

**Le matériel professionnel.** Entrer avec du matériel photo ou vidéo professionnel, parapluies d'éclairage, éclairage extérieur, demande un permis ; au Grand Musée égyptien, un tournage commercial demande une autorisation écrite. Les appareils de valeur se déclarent à l'arrivée.

## À la douane : ce qui entre et ce qui sort

| Objet ou produit | Règle |
|---|---|
| Drone | Autorisation préalable du ministère de la Défense ; sinon confisqué |
| Jumelles, même petites | Interdites sans autorisation préalable de la Sécurité nationale ; confiscation possible |
| Téléphone satellite, talkie-walkie, équipement radio, certains GPS | Confiscation probable sans autorisation préalable du ministère des Télécommunications ; le téléphone portable personnel n'est pas concerné |
| Appareils électroniques de valeur, matériel d'enregistrement | À déclarer à l'arrivée |
| Tramadol (antidouleur opioïde) | Formellement interdit ; une possession à l'arrivée expose à une peine très lourde |
| Produits au CBD (cannabidiol) | Interdits, même s'ils sont en vente libre dans plusieurs pays européens |
| Médicaments sur ordonnance | Ordonnance à emporter, de préférence en anglais ; traduite en arabe pour les corticoïdes |
| Alcool | Interdit dans les transports en commun |

Pour un traitement contre la douleur forte ou un trouble de l'attention, l'ambassade d'Égypte de votre pays confirme, avant le départ, si le médicament peut entrer et à quelles conditions.

**L'argent liquide.** On entre et on sort avec 5 000 EGP au plus ; au-delà, les livres sont saisies. Les devises ne sont pas plafonnées, mais elles se déclarent à l'arrivée à partir de 10 000 dollars américains (USD), et l'on ne peut en ressortir plus que ce qu'on a déclaré.

**Les souvenirs.** Le commerce et l'exportation des objets archéologiques sont interdits, même avec un certificat d'achat. Les copies présentées comme anciennes posent le même problème à la douane, et peuvent valoir arrestation, garde à vue et expulsion : mieux vaut s'en abstenir. Les coraux, les coquillages, le bois pétrifié et les plantes et animaux protégés ne sortent pas non plus du pays, même achetés légalement.

## Questions fréquentes

### Peut-on emporter un drone en Égypte ?

Seulement avec une autorisation préalable du ministère égyptien de la Défense. Sans elle, le drone est confisqué à la douane et jamais restitué ; l'usage non autorisé expose à une amende de 5 000 à 50 000 EGP et jusqu'à 7 ans de prison.

### Peut-on photographier dans les temples et les tombes ?

Oui. La photo au téléphone est gratuite et sans autorisation sur les sites gérés par le ministère du Tourisme et des Antiquités. Les bâtiments militaires et officiels, les aéroports, le canal de Suez, les policiers et les militaires ne se photographient pas.

### Peut-on emporter des jumelles en Égypte ?

Mieux vaut les laisser : la détention de jumelles, même petites, est interdite sans autorisation préalable de la Sécurité nationale, et la douane peut les confisquer.

### Peut-on photographier les habitants ?

Il faut l'accord écrit de la personne avant de photographier un citoyen égyptien, et photographier des enfants est interdit.

### Peut-on rapporter un coquillage ou un morceau de corail ?

Non. Coraux, coquillages et bois pétrifié font partie des produits dont l'exportation est interdite, comme les antiquités.
